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Francesco

Francesco

Francesco est né le 11 juin 1908, dans la paroisse de Fatima, canton de Vila Nova de Ourém, dans la famille de Manuel Pedro Marto et Olympia de Jesus. Il fut baptisé neuf jours plus tard, le 20 juin.
Son Père, Manuel Pedro Marto (1873-1957) avait la réputation d’être l’homme le plus sérieux du hameau, un homme incapable de tromper personne.
Sa mère, Olympia, avait eu deux fils d’un premier mariage, et avait épousé en secondes noces, en 1897, Manuel Marto dont elle eut sept enfants.

Sr Lucie décrit en ces termes son petit cousin :
« François ne paraissait être le frère de Jacinthe que par les traits du visage et la pratique de la vertu. Il n’était pas comme elle, capricieux et vif. Il était, au contraire, d’un naturel pacifique et condescendant.
Lorsque dans nos jeux, quelqu’un cherchait à le priver de ses droits quand il avait gagné, il cédait sans résistance, se limitant à dire :
- Tu crois avoir gagné ? Alors, très bien, cela ne me fait rien à moi…
Quelquefois je le prenais par le bras, l’obligeant à s’asseoir par terre ou sur une pierre, lui demandant de rester tranquille et il m’obéissait comme si j’avais eu une grande autorité sur lui. 
Si d’autres enfants insistaient pour garder quelque chose qui lui appartenait, il disait :
- Garde-le, à moi, ça m’est égal !
Je me souviens qu’il arriva un jour chez moi avec un mouchoir de poche où était peinte Notre Dame de Nazaré. On venait de le lui apporter de cette plage. Il nous le montra avec grande joie, et tous les enfants voulurent l’admirer. Le mouchoir passa de main en main et, peu d’instants après, il disparut. On le chercha, mais on ne le retrouva pas. Peu après je le vis dans la poche d’un autre petit. Je voulus le lui reprendre, mais il déclara qu’il lui appartenait, qu’on le lui avait aussi apporté de la plage. Alors François, afin d’en finir, s’approcha de moi et me dit :
- Laisse-le lui, qu’est-ce que cela me fait d’avoir ce mouchoir ?... 
Un jour, raconte Sr Lucie, nous rencontrâmes un petit garçon qui avait dans sa main un petit oiseau qu’il avait attrapé. Plein de pitié, François lui promit deux sous s’il le laissait s’envoler. Le garçon accepta le contrat, mais d’abord, il voulait avoir l’argent en main. François retourna alors à la maison pour chercher les deux sous, afin de libérer le prisonnier. Quand il le vit s’envoler, il battit des mains de contentement et dit :
- Prends garde ! Ne te laisse plus attraper ! 


Lucie, François et Jacinthe se réunissaient le soir sur une vieille aire, en attendant que les étoiles qu’ils appelaient les lampes des anges, et la lune, qu’ils appelaient la lampe de Notre Dame, commencent à briller.
« François, raconte Sr Lucie, venait avec nous vers la vieille aire pour jouer pendant que nous attendions que Notre Dame et les Anges allument leurs lampes. Il s’enthousiasmait à les compter, mais rien ne l’enchantait plus qu’un beau lever ou un beau coucher de soleil. Dès qu’il en apercevait quelques rayons, il ne cherchait plus à voir s’il y avait encore quelques lampes allumées dans le ciel.
- Aucune lampe n’est aussi belle que celle de Notre Seigneur, disait-il à Jacinthe, qui aimait mieux celle de Notre Dame, parce que, disait-elle, elle ne fait pas mal aux yeux.


Il y avait dans le village une petite vieille que nous appelions « Tante » Maria Carreira. Ses fils l’envoyaient quelquefois faire paître un troupeau de chèvres et de brebis. Peu domestiquées, elles s’éloignaient quelquefois dans toutes les directions. Lorsque nous la rencontrions ainsi en peine, François était le premier à venir à son aide. Il l’aidait à conduire le troupeau au pâturage et ramenait les bêtes qui s’étaient dispersées. La pauvre vielle se répandait en mille remerciements et l’appelait son petit ange gardien. »


Lors des apparitions François n’entendit pas les paroles de l’Ange, comme il n’entendit pas, plus tard, elles de Notre Dame et il demanda à Lucie :
- l’Ange t’a donné, à toi, la Sainte Communion ; mais à moi et à Jacinthe, qu’est-ce qu’il a donné ?
- C’est aussi la Sainte Communion, répondit Jacinthe avec un bonheur indescriptible. N’as-tu pas vu que c’était le sang qui tombait de l’Hostie ?
- Je sentais que Dieu était en moi, mais je ne savais pas comment cela s’était fait.
Se prosternant à terre, il resta ainsi très longtemps avec sa sœur, répétant la prière de l’Ange.
Les paroles de l’Ange que lui répétèrent Lucie et Jacinthe, impressionnèrent vivement son cœur sensible. La tristesse de Dieu, demandant consolation pour tant d’outrages, resta gravée dans son âme. Dès lors, tout son idéal sera de consoler Notre Seigneur.
« François, écrit Sr Lucie, paraissait seulement penser à consoler Notre Seigneur et Notre Dame, qui lui avaient paru si tristes. Dominé par le sentiment de la présence de Dieu qu’il avait perçue dans la lumière que la Vierge avait communiquée aux petits voyants à la première et à la seconde apparition, il disait :
- Comment est Dieu ? On ne peut pas l’expliquer ! Oui, vraiment, personne ne pourra jamais le dire ! Mais ça fait de la peine qu’Il soit si triste ! Si je pouvais seulement Le consoler !... »
D’autres fois, il s’écriait :
- « J’aime tellement Dieu ! Mais Lui, Il est si triste à cause de tant de péchés ! Nous, nous ne devons jamais en faire aucun. »
Quand on l’interrompait dans ses longues prières, et qu’on lui demandait ce qu’il faisait, il répondait :
« Je pense à Dieu qui est si triste à cause de tant de péchés ! Ah, si j’étais capable de Lui faire plaisir ! »
Dans sa maladie, il disait tout bas à Lucie :
- « Notre Seigneur est-il toujours aussi triste ? J’ai tant de peine qu’Il le soit ! Je lui offre tous les sacrifices que je peux. »
Si on lui demandait s’il souffrait beaucoup, il avouait :
- « Oui ! Mais je souffre pour consoler Notre Seigneur. »
Peu avant sa mort, il affirmait :
- « Il me reste peu de temps pour aller au Ciel. Là, je vais consoler beaucoup Notre Seigneur et Notre Dame. »


« François parlait peu, raconte Sr Lucie, et, pour faire sa prière et offrir ses sacrifices, il aimait se cacher, même de Jacinthe et de moi. Plus d’une fois nous le surprenions derrière un mur ou un buisson où il s’était retiré en cachette, à genoux, à prier ou à penser à Notre Seigneur, si triste à cause de tant de péchés comme il disait. Si je lui demandais :
- François, pourquoi ne me dis-tu pas de prier avec toi et aussi avec Jacinthe ?
- Je préfère, répondait-il, prier tout seul afin de penser et de consoler Notre Seigneur qui est si triste ! »
Un certain jour, le petit se retira pour prier. Sur le soir Lucie et Jacinthe le cherchèrent sans le trouver. Elles l’appelèrent ; il ne répondait pas. Finalement elles le découvrirent prosterné à terre, derrière un mur de pierres sèches.  Sa cousine lui toucha l’épaule, le secoua et lui demanda :
« Qu’est ce que tu fais là ?
J’ai commencé à dire les prières de l’Ange, et ensuite je me suis mis à penser.
Tu n’as donc pas entendu Jacinthe t’appeler ?
Non, je n’ai rien entendu. »


En 1917, le Portugal était dominé par un gouvernement maçonnique qui persécutait l’Eglise. Arthur de Oliveira Santos, l’Administrateur du Canton de Vila Nova de Ourem, dont dépendait Fatima, fit tous ses effort pour étouffer le mouvement religieurx de fatima. Il ordonna aux parents des petits voyants de comparaître avec eux au siège de l’Administration. Le 11 août, Lucie s’y rendit avec son père. Mais le Père Marto y vint seul, jugeant ses enfants trop petits pour un tel voyage.
« Quand je revins, à la nuit tombante, écrit Sr Lucie, je courus au puits, où je trouvai les deux petits, à genoux, penchés sur le rebord du puits, la tête entre les mains, et pleurant. Ils furent surpris dès qu’ils me virent :
- Te voilà donc ! Ta sœur est venue chercher de l’eau, elle nous a dit qu’on t’avait déjà tuée ! Nous avons tellement prié et pleuré pour toi !... »

Lucie dit en particulier de François : « il avait passé la journée à prier et à pleurer, dans une angoisse peut-être plus grande que la mienne. »
Le matin du 13 août, l’Administrateur, par ruse, emmène les enfants à Vila Nova de Ourem et les retient prisonniers pendant trois jours.
« Ce qui coûtait le plus à Jacinthe, écrit Sr Lucie, c’était l’abandon de ses parents. Elle disait, les larmes aux yeux :
- Ni tes parents, ni les miens ne sont venus nous voir. Il ne se soucient plus de nous !
- Ne pleure pas, lui disait François. Offrons cela à Jésus pour les pécheurs.
Ce qui contristait le plus François, c’était la crainte de ne plus voir apparaître Notre Dame. Il en manifestait une très grande peine et disait presque en pleurant :
- Notre Dame est capable d’avoir eu de la tristesse, parce que nous ne sommes pas allés à la Cova da Iria, et elle pourrait bien ne plus apparaître de nouveau. Et moi qui aimait tant la voir !
Quand Jacinthe, dans la prison, pleurait en pensant à sa mère et à sa famille, il essayait de l’encourager et disait :
- Si nous ne revoyons pas notre mère, patience ! Nous offrirons cela pour la conversion des pécheurs. Le pire serait si Notre Dame ne revenait plus ! C’est ce qui me serait le plus pénible ! Mais je l’offrirais aussi pour les pécheurs. »

Pour arracher leur secret aux petits bergers, l’Administrateur commença par leur présenter de beaux cadeaux et leur faire de belles promesses. Comme ils ne cédaient pas, il ordonna à un policier de préparer une chaudière d’huile bouillante pour les faire frire. Après quelques temps, le policier apparut, et dit à Jacinthe :
- Tu diras le secret ou tu mourras !
« Pendant qu’on interrogeait Jacinthe, écrit Sr Lucie, François me disait avec une joie et une paix immense :
- S’ils nous tuent, comme ils le disent, sous peu nous serons au Ciel ! Quel bonheur ! Tout le reste m’est égal !
Et après un moment de silence :
- Dieu veuille que Jacinthe n’ait pas peur. Je vais dire un Ave Maria pour elle !
Le policier, en le voyant dans cette attitude de prière lui demanda :
- Qu’est ce que tu dis ?
- Je récite un Ave Maria pour que Jacinthe n’aie pas peur.

Les paroles que Notre Dame avaient dites au mois d’août, avec un air très triste, avaient impressionné profondément les trois petits voyants. Comme ils avaient eu une vision terrifiante de l’enfer, ils priaient et faisaient beaucoup de sacrifices pour sauver les âmes de la perdition. Un des sacrifices imaginés par eux avait été de porter à la ceinture, sous leurs vêtements, une corde. Notre Dame leur dit de la porter seulement durant le jour, mais non la nuit.
François, peu de temps avant de mourir, remit à Lucie le bout de corde qu’il portait habituellement à la ceinture en lui disant :
- Prends-le avant que ma mère le voie. »

Notre Dame avait prévenu les enfants : « Vous aurez beaucoup à souffrir ».
Ces souffrances, ce furent les moqueries, le mépris, les punitions, la persécution et la prison, et enfin la longue maladie qui frappa Jacinthe et François. Celui-ci tomba malade en octobre 1918. Après une courte amélioration, il fit une rechute avant Noël, et sa maladie se prolongea jusqu’à sa mort, le 4 avril 1919.

Au cours de la première apparition, Notre Dame avait promis d’emmener au Ciel Lucie et Jacinthe. François, pour obtenir la même grâce, devrait dire beaucoup de chapelets. 
« Et lui, tout heureux, manifestant la joie qu’il ressentait de la promesse qu’il irait au Ciel, croisant les mains sur sa poitrine, disait, écrit Sr Lucie :
- O Notre Dame, des chapelets, j’en réciterai autant que vous voudrez !
Et depuis lors, il prit l’habitude de s’éloigner de nous, comme pour se promener. Si je l’appelais et lui demandais ce qu’il faisait, il levait le bras et montrait son chapelet. Si je lui disais de venir jouer, qu’ensuite il prierait avec nous, il répondait :
- Après, je prierai aussi avec vous. Ne te rappelles-tu pas que Notre Dame a dit que je devais réciter beaucoup de chapelets ?

Quand Lucie se rendait à l’école, il lui faisait cette recommandation :
- « Ecoute, toi, va à l’école. Moi je resterai ici à l’Eglise, auprès de Jésus caché. Cela ne vaut pas la peine pour moi d’apprendre à lire. D’ici peu je vais au Ciel. Quand tu reviendras, viens me chercher ici. 
Un jour, écrit Sr Lucie, au sortir de la maison, je remarquai que François marchait très lentement.
- Qu’est ce que tu as ? Lui demandai-je. On dirait que tu ne peux pas marcher !
- J’ai très mal à la tête, répondit-il, et il me semble que je vais tomber.
- Alors reste à la maison, ne viens pas !
- Non, je ne veux pas y rester ! Je veux aller à l’Eglise avec Jésus caché, tandis que tu iras à l’école.
Durant sa maladie, il me disait quelquefois, quand je passais chez lui avant d’aller à l’école :
- Ecoute, va à l’église et dis bien des choses de ma part à Jésus caché. Ce que je regrette le plus c’est de ne pouvoir plus aller passer quelques moments avec Jésus caché. 
Devant les grandes personnes qui le visitaient, il demeurait en silence et répondait en peu de mots à leurs questions. Les personnes qui le visitaient, aussi bien celles du village que celles des environs, s’asseyaient près de son lit, quelquefois longtemps, et disaient :
- Je ne sais pas ce qu’a François, on se sent bien ici !
Un jour quelques voisines parlaient avec ma tante et ma mère, après avoir passé un bon moment dans la chambre de François :
- C’est un mystère que l’on ne comprend pas. Ce sont des enfants comme les autres, ils ne nous disent rien, mais, près d’eux, on sent un je ne sais quoi qui les distingue des autres.
- On éprouve, en entrant dans la chambre de François, la même impression que l’on éprouve en entrant dans une église, disait une voisine de ma tante, du nom de Romana, et qui ne paraissait pas croire du tout aux apparitions.

L’avant-veille de sa mort, de très bonne heure, il fit venir Lucie à qui il déclara :
- « Je vais me confesser pour communier et mourir ensuite. Je voudrais que tu me dises si tu m’as vu faire quelque péché et que tu ailles demander à Jacinthe si elle m’a vu en faire.
- Tu as désobéi quelquefois à ta mère, lui répondis-je, quand elle te disait de rester à la maison et que tu t’échappais pour venir près de moi ou pour aller te cacher.
- C’est vrai, j’ai commis celui-là. Maintenant, va demander à Jacinthe si elle se souvient d’autre chose.
J’y allai, et après avoir réfléchi, Jacinthe me répondit :
- Ecoute, dis-lui que, juste avant les apparitions de Notre Dame, il a volé un tostao à notre père pour acheter l’harmonica de José Marto, et que, lorsque les garçons d’Aljustrel ont jeté des pierres à ceux de Boleiros, lui aussi en a jeté quelques-unes.
Lorsque je lui fis la commission de sa sœur, il me répondit :
- Ceux-là, je les ai déjà confessés, mais je vais les confesser de nouveau. C’est peut-être à cause de ces péchés que j’ai faits que Notre Seigneur est si triste ! Mais même si je ne mourais pas, jamais plus je ne recommencerai à les faire. Maintenant, je les regrette. Et joignant les mains, il dit alors la prière : O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »
Lucie le quitta en disant :
- « Maintenant, je vais à la messe et je vais prier Jésus caché pour toi.
Ecoute, demande-Lui que M. le Curé vienne me donner la Sainte Communion.
- Oui je le ferai.
Lorsque je revins de l’église, écrit Sr Lucie, Jacinthe s’était déjà levée et était assise sur son lit. Immédiatement en me voyant, il me demanda :
- As-tu demandé à Jésus caché que M. le Curé me donne la Sainte Communion ?
- Je l’ai demandé.
- Après, au Ciel, je prierai pour toi.
Je les laissai pour m’en aller à mes occupations quotidiennes de travail et d’école. En revenant le soir, il était rayonnant de joie. Il s’était confessé et M. le Curé lui avait promis de lui apporter la Sainte Communion le lendemain. »
Pour recevoir l’hostie avec plus de respect, il ne voulut rien prendre après minuit, ce que, même alors, il aurait pu faire, étant donné son grave état de santé. Quand le matin, de bonne heure, Jésus entra dans sa chambre, il voulut se redresser pour s’asseoir sur son lit, mais les forces lui manquèrent et il retomba sur son traversin.
- Tu peux rester couché pour recevoir Notre Seigneur, lui dit tout bas sa marraine Thérèse.
En sortant de sa méditation, ses premières paroles furent pour sa mère :
- M. le Curé me donnera t’il encore une autre fois Jésus caché ?
- Je ne sais pas, répondit Mme Olympia.
Il disait à sa petite sœur :
- Aujourd’hui, je suis plus heureux que toi, parce que j’ai dans ma poitrine Jésus caché.

En racontant la mort de François, Sr Lucie écrit :
« Ce jour-là, je le passai presque entièrement près de son lit avec Jacinthe. Comme il ne pouvait déjà plus prier, il nous demanda de réciter le chapelet pour lui. Ensuite, il me dit :
- Sûrement, au Ciel, tu me manqueras beaucoup ! Qui me donnera que Notre Dame t’emmène aussi là-haut bientôt ?
Il faisait déjà nuit quand je pris congé de lui.
- François, adieu ! Si tu t’en vas au Ciel cette nuit, ne m’oublie pas là-haut, tu m’entends ?
- Non, je ne t’oublierai pas, sois tranquille.
Et me prenant la main droite, il la serra avec force pendant un long moment, me regardant, les larmes aux yeux.
- Veux-tu encore quelque chose de plus ? Lui demandai-je avec les larmes qui coulaient aussi sur mes joues.
- Non, me répondit-il, d’une voix éteinte.
Comme la scène commençait à devenir trop émouvante, ma tante me fit sortir de la chambre.
- Alors, adieu, François ! Au Ciel !
- Adieu, au Ciel !...
Et le Ciel s’approchait pour lui. Il s’y envola le jour suivant dans les bras de Notre Mère du Ciel. »
Le 4 avril 1919, au matin, il s’écria :
- Oh, maman ! Quelle belle lumière, là près de la porte !
Et après quelques minutes :
- Maintenant je ne la vois plus.
Quelque temps après, vers 10 heures du matin, sans agonie, il expira doucement. Il n’avait que 10 ans et presque 10 mois.
Sa mère fit cette déposition à l’enquête paroissiale : « Il parut sourire, et cessa de respirer. » et son père dit avec la même simplicité : « Il est mort en souriant ».

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| Mise à jour : 31/07/2010 |

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